Vers une économie des usages

Source E Mutecos (lettre du 8 septembre 2014)

France Stratégie a remis au Président de la République le 25 juin 2014 un rapport intitulé "Quelle France dans 10 ans ?" Parmi les questions abordées, celle récurrente de l’alternative « Industrie ou services ?».
Interviewé sur le recul de l’industrie en France, Jean Paul Nicolaï, chef du département Économie et Finances, et contributeur au rapport, répond...

« ... une part importante des produits de demain est à base de services, incorporant la valeur ajoutée de technologies de pointes… Services et haute technologie, qu’il s’agisse de domotique, de dispositifs médicaux, d’objets connectés, etc. peuvent plus facilement que d’autres secteurs être sources d’emplois en France, tout en s’exportant »

« Les services ne sont donc pas des relais des mutations économiques. Ils sont au cœur de ces mutations. Les biens encapsulent de nouvelles technologies et de nouveaux services qu’autorisent ces technologies. […] Les services, comme les services à la personne, l’hôtellerie, le commerce, la santé, l’éducation, etc. encapsulent de leur côté des dispositifs qui en changent radicalement la productivité et la valeur ajoutée »…

« La séparation entre biens et services s’estompe au fur et à mesure que se développe une économie des usages ».

Une des conséquences de cette analyse pour JP Nicolaï porte sur la formation, dont l’objectif doit être de

« monter en productivité les jeunes et les moins jeunes pour qu’ils puissent faire levier sur les nouvelles technologies ».

Pour DLMV, le levier de réussite d’une économie des usages en régime numérique, passe aussi par la montée en compétences d’usage des utilisateurs de e-services : une véritable « digital literacy usage »® que DLMV développe dans ses ateliers d’échanges de bonnes pratiques.